Presbylasik : avis d’un ophtalmologue

par | 24 juillet 2026

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Presbylasik : avis d’un ophtalmologue

La presbytie finit par toucher tout le monde, généralement à partir de 40-45 ans, et la question d’une correction laser revient de plus en plus souvent en consultation. Le Dr Arthus Drevon, chirurgien ophtalmologue à Lyon, livre ici son avis sur le presbylasik, ses résultats concrets et les limites qu’il convient de connaître avant de se décider.

 

Ce que le presbylasik corrige vraiment

Le LASIK classique corrige un défaut visuel isolé : myopie, hypermétropie ou astigmatisme. Le presbylasik va plus loin. Il s’agit d’une chirurgie réfractive qui remodèle la cornée au laser excimer pour y créer plusieurs zones de focalisation ou moduler les aberrations sphériques pour augmenter la profondeur de champ (Presbyond utilisé par le Dr Drevon). L’objectif est de restituer une vision fonctionnelle à toutes les distances, de près comme de loin, sans recourir aux verres progressifs.

Il ne s’agit pas de restaurer l’accommodation perdue du cristallin. Le presbylasik génère ce que l’on appelle une pseudo-accommodation : le cerveau apprend à sélectionner la zone optique adaptée selon la distance d’observation. Cette adaptation est rapide et généralement bien tolérée.

Le traitement Presbyond (Zeiss), utilisé par le Dr Drevon, associe un élargissement de la profondeur de champ sur les deux yeux à une micro-monovision. La tolérance à ce protocole est estimée à plus de 97 %, là où la monovision classique (un œil de près, un œil de loin) ne convient qu’à environ 65 % des patients.

 

Presbylasik : avis sur les critères d’éligibilité

Le presbylasik ne s’adresse pas à tous les profils de manière indifférenciée. L’âge pour une opération de la presbytie au laser se situe entre 40 et 65 ans. C’est la fenêtre pendant laquelle la gêne visuelle est bien installée, mais où le cristallin conserve encore une bonne transparence, condition indispensable pour privilégier un traitement cornéen.

Il est par ailleurs tout à fait possible de corriger simultanément un autre défaut visuel lors de la même intervention. Un patient hypermétrope et presbyte, ou myope et presbyte, peut ainsi retrouver une autonomie visuelle globale en une seule procédure, le laser s’ajustant en fonction de la correction requise.

Le Dr Drevon, qui reçoit en consultation à Lyon, accorde une importance capitale au bilan préopératoire. L’épaisseur et la régularité de la cornée, la stabilité du défaut visuel depuis au moins un an, l’absence de pathologie oculaire évolutive : chaque paramètre est évalué avec rigueur avant de confirmer l’éligibilité.

 

Les contre-indications du presbylasik

Certaines situations rendent le presbylasik inadapté. Parmi les contre-indications les plus fréquentes :

  • Un kératocône avéré ou suspecté
  • Une cornée jugée trop fine au regard de la correction à apporter
  • Une sécheresse oculaire sévère
  • Des antécédents infectieux ou inflammatoires de l’oeil

Le bilan préopératoire est précisément conçu pour identifier ces situations et orienter, le cas échéant, vers une alternative chirurgicale plus adaptée.

 

Déroulement de l’intervention et récupération visuelle après presbylasik

L’appréhension légitime qui entoure toute chirurgie oculaire est souvent dissipée par la rapidité et le confort de la procédure. L’intervention se déroule en ambulatoire, sous anesthésie locale par simple instillation de collyres. Le patient regagne son domicile le jour même.

La durée totale est courte : environ 15 minutes pour les deux yeux. Le laser femtoseconde crée d’abord un fin volet cornéen, puis le laser excimer remodèle le tissu stromal selon le profil de correction personnalisé.

La récupération visuelle après presbylasik constitue l’un des atouts majeurs de la technique. La grande majorité des patients retrouve une vision fonctionnelle dès le lendemain, sans douleur significative. Des collyres antibiotiques et anti-inflammatoires accompagnent la phase de cicatrisation. Le suivi comprend une consultation à J+1, puis à un mois et à trois mois, permettant d’évaluer précisément la stabilisation du résultat.

 

Effets secondaires et limites : un avis sans détour

Aucune chirurgie ne garantit un résultat parfait dans toutes les situations visuelles. Les effets secondaires possibles du presbylasik incluent une perception de halos lumineux en vision nocturne et une légère baisse de la sensibilité aux contrastes. Ces phénomènes sont généralement temporaires et bien tolérés au fil des semaines.

L’autre point que le Docteur Drevon aborde systématiquement lors de ses consultations à Lyon : la presbytie est une affection progressive. La correction apportée est durable, mais l’évolution naturelle du cristallin au fil des années peut nécessiter une adaptation ultérieure. Des attentes réalistes, posées en amont de l’intervention, restent la meilleure garantie de satisfaction à long terme. C’est un constat que partagent les patients ayant bénéficié de cette opération de la presbytie.

En vision de près très fine, les résultats peuvent aussi être légèrement en deçà de ce qu’offrent des verres progressifs optimisés. Le chirurgien prend le temps d’expliquer ces nuances pour garantir un consentement parfaitement éclairé.

 

Presbylasik ou pose d’implants cristalliniens : comment orienter le choix

Le choix entre presbylasik et pose d’implants cristalliniens dépend essentiellement de deux facteurs : l’âge du patient et l’état de son cristallin.

Critère Presbylasik Implants cristalliniens (PRELEX)
Tranche d’âge privilégiée 40 – 65 ans Au-delà de 60 ans
État du cristallin Transparent Début d’opacification possible
Nature de l’intervention Cornéenne (laser) Intraoculaire (remplacement du cristallin)
Correction associée Myopie, hypermétropie, astigmatisme Myopie, hypermétropie, astigmatisme
Caractère invasif Moins invasif Plus invasif (chirurgie intraoculaire)

 

Avant 65 ans, lorsque le cristallin est encore transparent, le presbylasik représente la solution la moins invasive. Après 65 ans, ou lorsqu’un début d’opacification est constaté, le chirurgien oriente plutôt vers un remplacement du cristallin par un implant multifocal ou à profondeur de champ. Cette technique, proche de la chirurgie de la cataracte, offre une correction pérenne de la presbytie.

Le Dr Arthus Drevon évalue chaque situation lors du bilan réalisé à son cabinet, afin de proposer la stratégie la mieux adaptée au profil visuel et aux attentes de chaque patient. C’est cette approche individualisée qui conditionne, plus que tout, la qualité du résultat et la satisfaction durable après une chirurgie de la presbytie.

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